5 décembre 2017

Récit d’un accouchement sans douleurs

Enceinte de 40 semaines, je me suis retrouvée à Hawaï, dans une compétition internationale de surf. Moi, championne mondiale de surf, j’étais fière de participer à cet événement. Arrivée sur la chaude plage remplie d’amateurs de sensations fortes, je me laissais guidée par la musique forte et l’ambiance de fête. J’avais toujours hâte d’aller à la rencontre d’une nouvelle vague afin de me dépasser et vivre un moment extraordinaire. Ces vagues devenaient mes meilleures alliées et chacune était intense et merveilleuse me rapprochant à chaque fois du but ultime.

Ceux qui me connaissent savent très bien que je n’ai jamais mis les pieds sur une planche de surf et que je ne suis aucunement amatrice de ce sport extrême. Pourquoi avoir écrit ce moment!? Une petite mise en contexte devient alors nécessaire. Ma première grossesse fut merveilleuse. LA grossesse parfaite sans inconforts ni maux de cœur ni même malaises gastriques. Je me sentais si belle et si heureuse de porter la vie que toutes mes actions étaient en lien avec le désir de garder la forme. Une marche active quotidienne, monter les escaliers pour se rendre au 4e étage de l’université avec mon gros ventre, manger tout ce qui me plaisait tout en gardant une belle shape de femme enceinte. Bref, une grossesse dont tout le monde rêve. Rendu au dernier trimestre, plusieurs personnes m’ont fait la remarque du genre : « Tu vas voir… quand tu as une belle grossesse, l’accouchement est souvent épouvantable, tu ne peux pas avoir les deux c’est impossible». Sympathique!? Pas sûre! Règle no 1… Ne jamais dire à une femme enceinte qu’elle risque de vivre un moment traumatisant ou négatif. Mais du coup, je remercie ces personnes car j’ai réalisé qu’on pouvait préparer notre accouchement. J’ai donc commencé à lire sur le sujet et une approche me semblait très intéressante et surtout intrigante : l’hypnose. Okay, quand je dis que j’ai accouché sous hypnose, les gens associent souvent ce terme à quelque chose de très bizarre du genre ésotérique ou bien ils nous voient dans la salle d’accouchement avec Mesmer. Ce qui n’est pas tout à fait représentatif de la réalité. La technique d’auto-hypnose loin d’être complexe ou étrange. Nous sommes tous, à un moment ou l’autre, été sous hypnose. Que ce soit en manquant une sortie d’autoroute parce que notre esprit était occupé à autre chose ou simplement en étant fortement absorbé par un jeu vidéo ou un film.

Pendant plusieurs semaines avant l’accouchement, j’ai amené mon corps à être sensible aux émotions positives. Tout d’abord, j’ai banni tous les mots « traumatisant » en remplaçant ceux-ci par des termes positifs : douleurs inconforts, contractions vagues etc. Avec l’aide d’une accompagnante à la naissance qui venait à chaque semaine pendant un mois (j’avais choisi d’être accompagnée avant l’accouchement mais non durant le travail à l’hôpital), j’ai pratiqué quotidiennement certaines techniques afin de maîtriser l’auto-hypnose. J’écoutais les CD et les relaxations avec la certitude de me bâtir un bagage solide. Pendant que plusieurs préparent les couches et les pyjamas, moi j’ai plutôt choisi de mettre la confiance, la sérénité, le calme et la douceur dans ma valise d’hôpital.

Dans le matériel fourni (CD + livre) il est question de plusieurs techniques puissantes afin de vivre un accouchement limitant le plus possible les inconforts entres autres l’anesthésie profonde et les visualisations. Pour ma part, j’ai adhéré davantage aux techniques de visualisations. À un certain moment durant la pratique, il est important de trouver notre endroit parfait. Or pendant que je faisais mes exercices, je me voyais calme, devant une chute, dans un endroit paradisiaque entrain de respirer profondément. Je me disais qu’il s’agissait de MON endroit parfait. Mais plus que les semaines passaient, plus que je réalisais que mon endroit parfait était trop calme et probablement pas assez adaptée à une fin de travail qui risque d’être assez intense. D’où la raison pour laquelle je me suis créée un second endroit parfait (ma compétition de surf énoncée au début du texte). Amenez-en des vagues, j’en veux!!! Par ce simple fait de mettre la peur de la douleur au placard, je me sentais outillée à accueillir mon travail avec assurance.  Vous allez dire que tout cela c’est de la théorie… Mais est-ce réalisable?

Le matin de mon accouchement, je me suis rendue à l’hôpital avec des contractions aux 5 minutes après un bain qui ne les avaient pas calmées. Après l’admission à l’hôpital, je disais à mon chum de ne pas défaire les valises car ils risquaient de nous retournés à la maison s’il s’agissait d’un faux travail. J’avais eu une nuit avec des contractions régulières mais aucunement douloureuses et qui n’avaient pas augmentées d’intensité. J’avais même réussi à me rendormir profondément pendant plusieurs heures avant mon réveil naturel du matin. Parce que je croyais qu’il ne s’agissait pas du vrai travail vu l’absence d’inconfort (même à l’hôpital, je sentais mes « vagues » régulières et soutenues mais celles-ci étaient très tolérables). J’étais certaine qu’il s’agissait d’un fail. Après l’examen du médecin, les infirmières installaient rapidement les charriots d’équipement, elle venait de m’annoncer que j’étais dilatée à 8.5 et que mon bébé allait arriver rapidement. Quoi??? Moi qui me croyais au début du travail. À peine 3 heures plus tard, Noah était avec nous!

L’hypnose a été pour moi (et pour nous puisque mon mari m’a magnifiquement bien accompagné durant tout le processus) un outil extraordinaire qui a permis d’apprécier chaque instant de l’accouchement. Nous entendons souvent dire qu’il s’agit, ex post facto, de la plus belle journée de notre vie et que les douleurs s’oublient rapidement mais n’est-ce pas fantastique de vivre ce moment en atténuant soi-même les douleurs!

Ce texte n’a été aucunement commandité par Hypno-vie et l’opinion ici est la mienne.

www.hypno-vie.com

L’hypnose est un état naturel de relaxation physique et mentale où l’inconscient est réceptif à des suggestions positives.

Les avantages d’une naissance avec l’Hypnose

  • Permet aux mères de vivre un accouchement naturel tout en ressentant un minimum d’inconfort.
  • Diminue grandement ou complètement les besoins en médicaments qui pourraient nuire au bébé à naître.
  • Diminue, en général, la durée du travail, les mères étant plus relaxées, le travail se fait plus rapidement.
  • Permet aux parents de profiter d’avantage de l’expérience de la naissance, la mère étant beaucoup plus confortable.
  • Diminue la nécessité d’interventions médicales.

(source : www.leonne.ca)

Un sincère merci à mon accompagnante à la naissance : Léonne Gloutnez

www.leonne.ca

Le service d’accompagnement à la naissance peut souvent être remboursé par les assurances si vous obtenez des reçus. Informez-vous!

Un peu plus sur l’auteure

Julie Chamberland

Maman de deux charmants garçons (Noah bientôt 3 ans) et (Adam 4 mois) présentement en congé de maternité. Étudiante à temps partiel à l’université, en administration des affaires, spécialiste pour dénicher des voyages intéressants et à bon prix (mon métier d’agent de voyage en pause maternité aide grandement), douée pour magasiner en ligne de belles trouvailles ou simplement pour acheter le linge des enfants puisque je déteste passer du temps dans les magasins, capable de trouver pleins de trucs (culinaires, ménagers, plaisants etc.) afin d’optimiser mon temps pour profiter de la vie. Voici, ici, que quelques aspects de ma personnalité. L’écriture est pour moi, un nouveau défi. J’ai toujours lu des articles de certains blogs avec une petite touche d’envie. Je collabore depuis tout récemment parce que je suis charmée par ces chroniques qui peuvent nous faire rire, nous toucher, nous informer. J’écrierai des articles sur des sujets variés qui, j’espère vous rejoindront. Cela sera une façon de connecter avec des gens, de briser l’isolement du congé de maternité et d’aider à équilibrer ma vie. Je suis donc une maman comblée avec deux beaux enfants, une amoureuse de son mari qui est l’homme de ma vie depuis maintenant 11 ans, une collègue sensible aux autres, une amie avec qui un simple café fera toujours le bonheur d’être partagé, une fille touchée par le simple appel de maman (même à 37 ans), et maintenant une chroniqueuse pour qui, ce nouveau défi apportera un petit bonheur additionnel.

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2 thoughts on “Récit d’un accouchement sans douleurs

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