16 janvier 2018

Être une femme écolo en 2018

Chaque année, mes enfants et moi nous trouvons un défi familial à compléter pendant l’année en cours. L’an passé, leur résolution était de jouer plus souvent ensemble sans se chicaner (#fail).

Cette année, après de nombreuses discussions sur l’environnement et la pollution, deux sujets qui intéressent grandement mon plus vieux, nous avons décidé de trouver de nouvelles façons de limiter notre impact ou notre empreinte écologique. Bien entendu, nous faisions déjà beaucoup d’efforts, mais nous pouvons toujours en faire plus, non?

Out les ziploc!

La première action que nous avons entreprise, depuis maintenant plusieurs mois, a été de remplacer les sacs à collation en plastique par des sacs faits à la main, en tissus, imperméables, lavables… mais surtout, réutilisables. Mettre quelques morceaux de concombres dans un sac de plastique pour ensuite le jeter m’a toujours paru insensé, c’est d’ailleurs pourquoi je les lavais souvent à la fin de la journée. Mais ça restait du plastique. Et les sacs ne revenaient pas toujours en bon état. Parfois, ils étaient jetés à l’école directement. En utilisant nos sacs en tissus, nous pouvons dire adieu aux fameux sacs jetables, limitant notre impact écologique. Lorsque nous prenons en considération le fait qu’un sac de plastique, fabriqué en quelques secondes, prend jusqu’à 400 sans avant de se biodégrader, le fait des éviter le plus possible prend tout son sens. 4 collations X 200 jours d’école… ça donne un total de 800 sacs, quand on y pense! Ces sacs ne sont pas parfait, ils ont été fabriqués avec des restants de tissus, mais au moins, ils ne polluent pas!

 

Limitons le papier de toilette

En débutant ce paragraphe, je ne peux m’empêcher d’avoir en tête le fameux sketch de Rock et Belles Oreilles, concernant le papier de toilette. La situation est très similaire ici! Le papier de toilette semble disparaître à vue d’oeil et ce, même si mes enfants sont à l’école dans le jour, et nous au travail. Ma fille a déjà bloqué la toilette à quelques reprises… pour un simple pipi. Je n’ai jamais compris pourquoi elle se devait d’en prendre autant, et elle ne peut me le justifier. J’ai donc décidé de fabriquer moi-même mon papier (ou devrais-je dire mon tissu) de toilette lavable. J’avais acheté du tissu (flanelle) pour faire des pyjamas aux enfants, mais comme ils en ont reçu en cadeau, je pouvais maintenant utiliser ce tissu comme je le voulais. Et donc mon beau tissu rose, ainsi que mon tissu de La Reine des Neiges, se sont transformés en essuie-pipis! Chaque morceau de tissu est l’équivalent de 2 petits carrés de papier de toilette. Avouons qu’on ne peut s’essuyer adéquatement avec 2 petits morceaux de papier… alors qu’un morceau de tissu fait amplement le travail. J’ai acheté un bac à céréal au Dollorama et nous y mettons les serviettes utilisées. Je les mets au lavage avec les vêtements pour enfants, utilisant un savon à lessive non nocif, tel que celui fabriqué par Pure

P.S. Bien entendu, puisque je ne serai pas la seule à les utiliser, j’ai mis l’autre utilisatrice principale au travail, avec moi!

Pour l’instant, ces lingettes ne servent que d’essuie-pipis. Je sais que certaines personnes en ont pour tous les besoins mais je ne suis pas rendue à cette étape, puisqu’elle demande quand même plus d’organisation, d’entretien et de temps.

 

90 X 5 = 450

ATTENTION. Je parlerai maintenant d’un sujet qui, bien malheureusement, est encore tabou. Eh oui, je vais parler des règles… Pas celles en plastique, non non! Mais des menstruations! En moyenne, une femme sera menstruée l’équivalent de 3 mois dans une année (+/- 12 semaines). Disons donc 90 jours. En moyenne. Certaines le seront moins, d’autres plus. Et disons que chacune de ces femmes utilise, encore une fois, en moyenne 5 serviettes sanitaires ou 5 tampons par jour. Ceci équivaut à 250 produits jetables, plus ou moins bons pour la santé, utilisés par année, par femme menstruée. Semblerait-il qu’une femme typique utiliserait jusqu’à 10 000 produits jetables au courant de sa vie, uniquement pour les menstruations. C’est énorme! Les conséquences de ces produits sur la santé humaine sont de plus en plus étudiées. La liste des produits chimiques utilisés pour la fabrication de ces produits d’hygiène corporelle est longue, après tout. Plusieurs femmes peuvent avouer en ressentir les conséquences: irritation, rougeur, sensation de brûlure, infection vaginale, infection urinaire, et j’en passe. En 2018, j’ai décidé que je faisais un pas de plus dans ma transformation écolo: je n’utiliserais plus de produits jetables. Voici donc la solution:

  • Une coupe menstruelle, telle que la Diva Cup. 
  • Des serviettes hygiéniques… lavables.

Bon. Avant de vous parler de ma trouvaille, voici les réponses à quelques F.A.Q:

  • NON ce n’est pas dégueulasse.
  • NON, on n’a pas l’impression de baigner dans notre sang (oh, je suis gore, j’avoue!)
  • NON, ça ne sent rien.
  • NON, l’entretien n’est pas compliqué.
  • NON, je répète, que ce n’est pas dégueulasse. On parle de sang. Oui, il ne provient pas du bout du doigt, mais il n’est pas toxique pour autant, n’est-ce pas?

 

J’ai fait la découverte d’une superbe compagnie qui, fabriquant d’abord des couches lavables pour bébés, s’est lancée dans la fabrication de serviettes sanitaires et protège-dessous lavables. Une compagnie québécoise en plus. Qui vend des produits de qualité. À prix TRÈS raisonnable. Et cette compagnie, c’est La Petite Ourse

 

La Petite Ourse: Pour de GRANDS changements

Cette compagnie, gérée par Agathe Martineau, est vraiment, mais vraiment géniale. Je sais que l’année 2018 vient tout juste de débuter, mais je SAIS que cette compagnie (et les produits offerts!) fera partie de mes coups de coeur de l’année. La propriétaire est elle-même maman de deux beaux garçons et a donc pu bien testé tous ses produits avant de les commercialiser. Et ça parait. La qualité est top, les designs sont adorables et le comfort est incomparable.

Avant de me procurer des serviettes hygiéniques lavables, j’ai refais mon budget. Car habituellement, sans coûter la peau des fesses, c’est quand même dispendieux, considérant qu’il nous en faut quelques-unes. Les ayant magasinées beaucoup, je croyais devoir payer environ 10$ à 15$ pour 1 serviette. Donc, je m’attendais à une dépense tournant autour des 70$ + les frais de livraison. QUELLE SURPRISE quand j’ai découvert les produits de la Petite Ourse! À 3.50 – 3.75$ la serviette, j’ai sauté sur l’occasion. Certes, j’en ai essayé d’abord. 1 ensemble de trois morceaux: 1 protège-dessous, 1 serviette de jour, 1 serviette de nuit. Et 3 jours plus tard, je repassais déjà une commande pour compléter ma collection. Vraiment, j’ai été charmée du premier coup.

Avantages:

  • Écologique
  • Économique
  • Bon pour la santé
  • Confortable
  • Facile d’entretien
  • Réutilisable

Je n’ai pas encore trouvé de désavantage (!). Combiné à une coupe menstruelle, ces serviettes offrent toute la protection nécessaire. Par contre, il faut savoir que contrairement aux serviettes jetables, elles ne sont pas munies d’un système de collant ou de velcro qui les tient en place. Certes, un bouton-pression tient la serviette au bon endroit, mais avoir des petites culottes bien ajustées devient un must, surtout la nuit. Après tout, si les culottes sont lousses, la serviette pourrait se déplacer. Mais ce n’est pas un souci en soi; suffit d’avoir les bons sous-vêtements.

Ce n’est pas un choix que je regrette du tout. Je vous invite à y réfléchir et pourquoi pas, à tenter le tout à votre tour.

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Un peu plus sur l’auteure

Marie Quirion

Bonjour! Alors…Marie Quirion, c’est qui? Eh bien voilà: je suis une enseignante d’anglais depuis 2008, mais qui enseigne également en entrepreneuriat, en citoyenneté numérique et média, et en ECR. À temps partiel, je peux également me qualifier d’infirmière, de psychologue, de cuisinière, de ménagère, de traductrice, de clown, de coiffeuse, de maquilleuse, de taxi driver, de coach… Je suis une femme occupée, ma foi! Mais le rôle qui me définit le plus, celui que je comble depuis début 2010, ne fait pas partie de la liste ci-dessus. Effectivement, j’ai “oublié” de mentionner que j’étais également la mère de trois bundles of joy: Félix (7 ans, 2010), Zoë (6 ans, 2011) et le p’tit dernier, mais non le moindre, Léo (5 ans, 2012), aussi appelé Nidas. Comme dans Léonidas, le roi Sparte. Vous savez, celui qui aimait se battre? Bien c’est lui. Mais on y reviendra, si vous le voulez bien! Heureusement, mon mari et moi formons une bonne équipe qui ne peut être abattue aussi facilement que les personnages dans 300… ! Alors voilà, je vous parlerai de sujets qui me tiennent à cœur, qui me passionnent, qui me choquent ou tout simplement qui me passent par la tête au moment où je suis assise pour écrire! Au plaisir de discuter avec vous!

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