1 décembre 2017

Comment on se sent avec un trouble d’apprentissage?

À vrai dire, j’en ai aucune idée. Je suis l’enfant qui se faisait dire “Qu’est-ce qui s’est passé ici?” si j’avais une notre en bas de 85%. Je suis l’ado qui n’a jamais étudié et toujours bien réussit. J’ai toujours compris vite et je n’ai jamais aimé avoir à répéter ou réexpliquer sans cesse quand je donnais des formations. J’étais exaspérée par la personne, au Cégep, qui levait la main et qui posait une question qui nécessitait au prof de mettre sur pose son cours pour expliquer pendant 30 minutes, à une seule personne, la matière non comprise.

Les troubles d’apprentissage je n’ai jamais connu ça.

Et je suis devenue maman. Mon deuxième fils, du haut de ses deux ans et demi a reçu un diagnostique d’autisme sévère. Tout sera plus dure. Au lieu de comprendre une consigne en deux ou trois répétitions, nous devons répéter des centaines de fois pour que le tout sois acquis, si un jour, il réussit à acquérir la dite consigne. J’ai dû faire un travail immense pour ne pas m’énerver après quelques répétitions. Et je dois l’admettre, mon travail n’est pas finit. Christopher a souvent un regard d’incompréhension et dans ces moments, il cri. On le console et on essaie de réexpliquer, différemment, un pas à la fois…

Mon plus vieux, quelques temps après, a reçu un diagnostique de dyspraxie verbale légère à modérée, surtout au niveau de la compréhension. À part un retard de langage quand même léger nous ne trouvions pas qu’il était si affecté que ça. Mais, comment dire, il n’est pas très bon en français. Sa bête noire, les dictées. Cette semaine j’ai félicité mon fils parce qu’il a obtenu 7/20 dans sa dictée, sa meilleure depuis le début de l’année. C’était tout un party! Souvent cet enfant nous dit qu’il ne comprend rien et qu’il est poche et que dès qu’il finira sa sixième année il lâchera l’école. Ça brise le cœur d’un parent de voir son enfant de 7 ans démuni ainsi. Nous sollicitons le soutiens de l’école, qui arrive au compte goutte. Et nous, parents, on fait des recherches pour l’aider, on trouve des sites, de jeux, pour le motiver. Et surtout, nous avons confiance en lui et nous le lui rappelons tous les jours.

Ma fille, elle, c’est une petite colérique. Depuis qu’elle est toute petite (et elle à juste cinq ans!) que je répète souvent que je ne comprends pas comment il peut y avoir autant de colère dans une si petite fille. Roxanne à un TDAH avec un trouble d’opposition. Souvent, ça va relativement bien. Et vient un moment ou un “crise” débarque et dure deux semaines. Elle est alors toujours de mauvaises humeur, cris, ne s’endure plus. Un seul regard la met hors d’elle. Elle semble dépasser par tout. Les câlins et notre support est de mise pour l’aider à traverser tout ça.

Et nous. À travers ça nous les entourons d’amour, car je crois que ce dont ces enfants ne doivent surtout pas manquer c’est de câlins et d’encouragement, même si, parfois, nous sommes nous aussi dépassés, démunis ou en colère par tout ça. Car au fond, je crois que c’est comme ça qu’ils se sentent eux aussi face à leurs défis: perdus, en colère, dépassés ou démunis. Mais ils sont surtout courageux, fonceurs, débordant d’imagination, remplis de tendresse et une énergie profonde les habites.

Ils sont tout simplement des enfants, comme tous les autres, avec leurs hauts et leurs bas.

Un peu plus sur l’auteure

Virginie Liard

Alors qui suis-je? Je suis une maman de 33 ans qui manque d’organisation et qui passe son temps à jongler avec milles et une idées! En couple depuis 13 ans, future mariée en août, j’adore voyager et découvrir de nouvelles choses. Ce n’est pas pour rien que j’ai fais mes études en tourisme! Après la naissance de mon premier enfant, Raphael (7 ans, 2010), je suis devenue maman à la maison. De fil en aiguille (!!!) je suis devenue couturière pour ma propre compagnie et j’ai eu deux autres enfants, Christopher (6 ans, 2011, autiste) et Roxanne (5 ans, 2012). Nos enfants nous ont apportés plusieurs défis au quotidien passant par la dyspraxie, l’autisme, le TDAH et les retards de langages. Nous avons donc une vie qui défile à la vitesse de Flash McQueen! J’ai toujours aimé écrire. Du plus loin que je me souvienne j’ai toujours eu un journal ou des correspondants à travers le monde. Après un blogue à la naissance de Raphael, un petit magazine web en 2015, une collaboration au blogue de Maman Consomme, me voilà, avec mon amie Marie, blogueuse pour notre propre média! Mes sujets de prédilection: sorties, aventures au quotidien, produits, recettes, DIY et autisme. P.s. Je suis accro à Instagram et joint l’utile à l’agréable en synchronisant mon compte perso et celui du blogue, c’est par ici!

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