6 février 2018

Il n’y a pas de honte à demander de l’aide

La 28e édition de la semaine de la prévention du suicide est présentement en cours. Effectivement, depuis le 4 février dernier, vous avez sans doute vu passer des tonnes de messages à ce sujet sur les réseaux sociaux, à la télévision ou même à la radio.  Pourquoi une telle semaine? Pourquoi en parle-t-on autant? Vous connaissez sans doute le proverbe “Vaut mieux prévenir que guérir”… Dans le cas du suicide, la prévention est la seule option; on ne peut guérir d’un suicide.

 

Quelques statistiques

Si je vous disais que vous aviez 0.0000003603132275% de chances de gagner un prix monétaire. 100 000$ tiens. Trouveriez-vous vos chances hautes? Non – me direz-vous. Car 0.0000003603132275%, c’est quasiment  nul. Voyons ce chiffre d’une autre perspective.  En moyenne, 3 québécois se suicident à chaque nouveau jour. C’est énorme. Certes, beaucoup plus meurent d’un cancer, j’en conviens. Mais n’en demeure pas moins qu’en moyenne, 3 personnes par jour décident de volontairement mettre fin à leurs jours. 3 personnes par jour ne trouvent aucune autre option. 3 personnes par jour n’ont pas réussi à lancer un cri d’alarme… ou n’ont pas été compris. 3 personnes par jour laissent des gens endeuillés, à se demander ce qu’ils auraient pu – ou dû – faire. 3 personnes par jour laissent des parents dans la souffrance, des enfants dans l’incompréhension, des amis dans le deuil. En moyenne, 3 personnes sur les 8 326 089 vivant au Québec se suicident chaque jour. Je ne sais pas, mais cette fois, 0.0000003603132275% me parait vachement plus important…

 

Pour éviter d’autres Jonathan B, Frédéric F, et Michael D.

Ces trois prénoms sont les premiers à me venir en tête lorsque j’entends le mot suicide. Alors que Jonathan B. (17 ans) a décidé de mettre fin à ses jours le 26 mars 2000, que Frédéric F. (22 ans) a mis un terme à son tourment en 2004, nous venons de perdre Michael D.(17 ans), un jeune homme qui nous a quitté aussi récemment que le 1e février 2018. Et il serait naïf de croire que plus personne ne commettra cet acte. D’autres personnes y songent, parfois tous les jours, ne voyant plus d’autres issues, d’autres solutions. Le suicide ne date pas d’hier, certes. Cependant, on en parle de plus en plus; c’est de moins en moins tabou. De plus en plus d’organismes offrent des ressources gratuites, du support, du soutien, bref de l’aide. Mais encore faut-il être capable d’aller la chercher, cette aide… Il est démontré que la majorité des gens quittant volontairement notre monde sont des hommes. Ont-ils plus de problèmes? J’en doute. Ont-ils plus de difficultés à trouver de l’aide… ou hésitent-ils davantage a demander de l’aide? Peut-être. Mais maintenant, cette aide peut être obtenue d’un coup de fil, d’un texto ou même d’un courriel. Chose sûre, toute vie se mérite d’être vécue et aucun être humain ne devrait être aussi malheureux.

Plusieurs facteurs à considérer

Alors que certains pleurent la perte d’un être cher, d’autres jugent cet acte, allant jusqu’à dire que les personnes voulant se suicider ne font que rechercher de l’attention, sont faibles ou lâches. Si seulement nous savions… Personne ne nait suicidaire. Personne ne souhaite l’être, bien évidemment. Tout le monde peut avoir des pensées suicidaires à un moment ou à un autre au cours de sa vie. Voici quelques facteurs à considérer. Cette information fut prise sur le site de l’Association de Prévention du Suicide au Québec.

Avoir des idées suicidaires peut arriver à tout le monde, mais il existe des facteurs qui peuvent ébranler une personne ou l’aider.

1. Les facteurs prédisposants

Ces facteurs sont liés à l’histoire de vie d’une personne et la rendent plus vulnérable.

Exemples : abus, violence, problèmes de santé mentale, etc.

2. Les facteurs contribuants

Ceux-ci accentuent le niveau de risque à un moment précis.

Exemples : abus de substances, manque de ressources, idéations suicidaires antérieures, etc.

3. Les facteurs précipitants

Il s’agit de la goutte qui fait déborder le vase.

Exemples : peine d’amour, échec, rejet ou tout autre événement de vie difficile et récent.

4. Les facteurs de protection

Ces facteurs réduisent l’impact des trois autres facteurs et élargissent le champ des solutions possibles.

Exemples : disponibilité de ressources dans l’entourage, présence de modèles sains, etc2.

 

Où appeler? À qui parler? Que faire?

L’idéal est d’agir tôt. Dès la première pensée, le premier doute. Car il est facile de basculer dans le “trop tard”, dans le “j’aurais donc dû”, dans le “ah si seulement, j’avais…”. Mais il est possible de ne pas s’y rendre non plus. On peut toujours tenter de voir la lumière au bout du tunnel, même si parfois, on doit se faire pointer le chemin.

Si vous ou un de vos proches êtes en détresse, appelez sans frais, partout au Québec, le 1 866 APPELLE (277-3553). Vous serez en lien avec une ressource de votre région. Que ce soit pour obtenir de l’aide pour vous ou pour un proche, n’hésitez pas. Les intervenants au bout du fil sont formés et compétents; ils sauront bien vous guider et tenter de voir clair avec vous. Ayant pour objectif la prévention, ils sont disponibles 24 h par jour et 7 jours sur 7. Ils peuvent vous aider.

Tel-Jeunes peut également s’avérer être une ressource au bout du fil, ou au bout des doigts.

Appelle!! 1 800 263-2266

Texte!! 514 600-1002

Parler du suicide peut sauver des vies.

 

Un peu plus sur l’auteure

Marie Quirion

Bonjour! Alors…Marie Quirion, c’est qui? Eh bien voilà: je suis une enseignante d’anglais depuis 2008, mais qui enseigne également en entrepreneuriat, en citoyenneté numérique et média, et en ECR. À temps partiel, je peux également me qualifier d’infirmière, de psychologue, de cuisinière, de ménagère, de traductrice, de clown, de coiffeuse, de maquilleuse, de taxi driver, de coach… Je suis une femme occupée, ma foi! Mais le rôle qui me définit le plus, celui que je comble depuis début 2010, ne fait pas partie de la liste ci-dessus. Effectivement, j’ai “oublié” de mentionner que j’étais également la mère de trois bundles of joy: Félix (7 ans, 2010), Zoë (6 ans, 2011) et le p’tit dernier, mais non le moindre, Léo (5 ans, 2012), aussi appelé Nidas. Comme dans Léonidas, le roi Sparte. Vous savez, celui qui aimait se battre? Bien c’est lui. Mais on y reviendra, si vous le voulez bien! Heureusement, mon mari et moi formons une bonne équipe qui ne peut être abattue aussi facilement que les personnages dans 300… ! Alors voilà, je vous parlerai de sujets qui me tiennent à cœur, qui me passionnent, qui me choquent ou tout simplement qui me passent par la tête au moment où je suis assise pour écrire! Au plaisir de discuter avec vous!

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