23 décembre 2019

Les maudites journées maladies

Tous ceux et celles qui travaillent en ont. Certains plus que d’autres. Ça doit dépendre du type d’emploi. Je pense qu’une prof du primaire ou un commis de magasin risque de tomber malade pas mal plus souvent qu’une personne faisant du télé-travail. Encore là, c’est un jugement. Pis gratuit en plus. Parce qu’on ne choisit pas de tomber malade, on devrait pas se faire juger pour l’être.

Quand je parle d’être malade, je ne parle pas de cancer là. Non, non. Le rhube. La grippe. La gastro de marde.

C’est pas toujours des trucs ben graves. Mais quand on les pogne, ca fait suer. Ou chier. Ça dépend de ce qu’on pogne, en fait.

Toute personne raisonnable décidera de rester à la maison le temps de guérir. Santé Canada le dit: le repos est de mise. On évite d’infecter autrui, et on diminue considérablement le temps nécessaire à la guérison. On le sait, ça. Tout le monde le sait.

Encore là, quand on est employé, on a des limites. Tu peux manquer 1 journée, 2 de suite à la limite. Rendu à 3, ça ca te prendre un papier du médecin, sinon, t’es pas payé.

Cette semaine, j’ai pris 2 journées de maladie. Je pense qu’en 7 ans à mon boulot, j’en ai pris MAX 4. En 7 ans. Là, 2 en 3 jours. #2 feelait pas le vendredi. Ben oui, j’ai pris congé un vendredi. On ne m’a pas jugée ni demandée de pièce explicative. De toute façon, prendre une photo du renvoyou de ma fille n’était une option. Même si c’était un vendredi, on ne m’a souhaité que “bonne chance”. Mardi, # 3 feel pas. Je reste à la maison. Aucun jugement, encore une fois. Je ne suis pas une personne qui exaggère, mais si j’avais eu à prendre le lundi pour mon coco, je l’aurais fait.

Dans d’autres situations, c’est différent. Tu as la gastro ou la grippe? Good. Reste chez toi. Mais va chercher un billet du médecin pour le prouver, sinon on te coupe.

Ouain, je sais que d’attendre dans une salle chez le médecin quand t’as juste le gout de vomir partout, c’est pas cool. Mais tu ne peux pas te permettre une journée de coupée. Fak tu y vas. Sorry.


Demain, mon mari ira travailler. Même s’il a la grippe. Il n’a manqué que samedi, n’ayant pas dormi de la nuit. Mais demain, il ne pourra pas s’absenter malgré sa fièvre, ses courbatures et ses frissons. Il ira quand même.

Demain, mon mari ira travailler et fera de son mieux pour ne pas contaminer ses collègues. On ne sait jamais; peut-être que l’un d’entre eux a un enfant malade, ou héberge sa mère âgée. Malgré cela, il ira travailler.

Demain, mon mari ira travailler parce qu’on est le 24 décembre, et qu’il est interdit de manquer le travail le 24 décembre, sans billet médical. Même s’il a des journées maladies en banque, en prendre une lui sera refusé. Ça prend le papier. Et il est fonctionnel, tsé. Il pourra répondre au téléphone et écrire des courriels. Mais il a la grippe. Pas le rhube, la vraie de vraie grippe. Celle que ma fille, qui n’est toujours pas en mesure de marcher vu les douleurs musculaires dans ses jambes, lui a refilé. Mais bon…

Demain, les cliniques seront fermées. Aller à l’hosto avec un système immunitaire déjà à plat? Non merci. Et avec le temps des fêtes, perdre une journée de salaire est plus ou moins intéressant. On n’en souffrirait pas tant que ça, mais c’est pas souhaitable. Ah, et il aurait une note à son dossier..#nonmerci

Donc il ira travailler.

Désolée.

Un peu plus sur l’auteure

Marie Quirion

Bonjour! Alors…Marie Quirion, c’est qui? Eh bien voilà: je suis une enseignante d’anglais depuis 2008, mais qui enseigne également en entrepreneuriat, en citoyenneté numérique et média, et en ECR. À temps partiel, je peux également me qualifier d’infirmière, de psychologue, de cuisinière, de ménagère, de traductrice, de clown, de coiffeuse, de maquilleuse, de taxi driver, de coach… Je suis une femme occupée, ma foi! Mais le rôle qui me définit le plus, celui que je comble depuis début 2010, ne fait pas partie de la liste ci-dessus. Effectivement, j’ai “oublié” de mentionner que j’étais également la mère de trois bundles of joy: Félix (9 ans, 2010), Zoë (8 ans, 2011) et le p’tit dernier, mais non le moindre, Léo (6 ans, 2012), aussi appelé Nidas. Comme dans Léonidas, le roi Sparte. Vous savez, celui qui aimait se battre? Bien c’est lui. Mais on y reviendra, si vous le voulez bien! Heureusement, mon mari et moi formons une bonne équipe qui ne peut être abattue aussi facilement que les personnages dans 300… ! Alors voilà, je vous parlerai de sujets qui me tiennent à cœur, qui me passionnent, qui me choquent ou tout simplement qui me passent par la tête au moment où je suis assise pour écrire! Au plaisir de discuter avec vous!

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